Les Fables de La Fontaine en chansons – Vol.1 (CD) – A et J-M Versini

15,00

Chansons pour tous – De 7 à 77 ans

Chanter Jean de La Fontaine, quelle bonne aubaine ! Voici 15 célèbres fables avec texte intégral mis en musique : La Cigale et la Fourmi – Le Loup et l’Agneau – Le Cheval et l’Âne – La Laitière et le pot au lait – Le Chêne et le Roseau – Le Lièvre et la Tortue – Le Rat de ville et le Rat des champs – Le Corbeau et le Renard – Le Pot de terre et le Pot de fer – La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf – La Mort et le Bûcheron – La Poule aux œufs d’or – Le Loup et la Cigogne – Le Laboureur et ses enfants – Mr Jean de La Fontaine.
Mélodies superbes, orchestrations originales, bruitages… Tout pour découvrir La Fontaine en s’amusant ! Une version cédérom est également disponible.

Livret 24 pages avec textes des fables, biographie de Jean de La Fontaine et illustrations – Playbacks inclus

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La Cigale et la Fourmi
La Cigale et la Fourmi
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

La cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
“Je vous paierai, lui dit elle,
Avant l’oût, foi d’animal,
Intérêt et principal.”
La fourmi n’est pas prêteuse
C’est là son moindre défaut.
“Que faisiez vous au temps chaud ?
Dit elle à cette emprunteuse
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j’en suis fort aise :
Eh bien ! dansez maintenant.”

Chanson extraite du CD : Les fables de La Fontaine en chansons – MAR 445529
Copyright : Marmottes Productions
Propriété des auteurs
Anny et Jean-Marc Versini
49, Rue du plateau, 92350 Le Plessis Robinson – France
www.versini.com
contact@versini.com

Le Loup et l'Agneau
Le Loup et l’Agneau
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

La raison du plus fort est toujours la meilleure.
Nous l’allons montrer tout à l’heure.

Un agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
Et que la fin en ces lieux attirait.
“Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Sire, répond l’agneau, que Votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au dessous d’Elle ;
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
Tu la troubles, reprit cette bête cruelle ;
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
Comment l’aurais je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’agneau ; je tète encor ma mère.
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
Je n’en ai point. C’est donc quelqu’un des tiens ;
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l’a dit : il faut que je me venge.”
Là dessus, au fond des forêts
Le loup l’emporte et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

Chanson extraite du CD : Les fables de La Fontaine en chansons – MAR 445529
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Le Cheval et l'Ane
Le Cheval et l’Ane
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

En ce monde il se faut l’un l’autre secourir :
Si ton voisin vient à mourir,
C’est sur toi que le fardeau tombe.

Un Ane accompagnait un Cheval peu courtois,
Celui ci ne portant que son simple harnois,
Et le pauvre Baudet si chargé, qu’il succombe.
Il pria le Cheval de l’aider quelque peu :
Autrement il mourrait devant qu’être à la ville.
“La prière, dit il, n’en est pas incivile :
Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.”
Le Cheval refusa, fit une pétarade :
Tant qu’il vit sous le faix mourir son camarade,
Et reconnut qu’il avait tort.
Du Baudet, en cette aventure,
On lui fit porter la voiture,
Et la peau par dessus encor.

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La Laitière et le pot au lait
La Laitière et le pot au lait
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Perrette, sur sa tête ayant un pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue, elle allait à grands pas,
Ayant mis ce jour là, pour être plus agile,
Cotillon simple et souliers plats.
Notre laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l’argent ;
Achetait un cent d’œufs, faisait triple couvée :
La chose allait à bien par son soin diligent.
“Il m’est, disait elle, facile
D’élever des poulets autour de ma maison ;
Le renard sera bien habile
S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;
Il était, quand je l’eus, de grosseur raisonnable :
J’aurai, le revendant, de l’argent bel et bon.
Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?”
Perrette là dessus saute aussi, transportée :
Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée.
La dame de ces biens, quittant d’un œil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s’excuser à son mari.
En grand danger d’être battue.
Le récit en farce en fut fait ;
On l’appela le Pot au lait.

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Le Chêne et le Roseau
Le Chêne et le Roseau
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Le chêne un jour dit au roseau :
“Vous avez bien sujet d’accuser la nature ;
Un roitelet pour vous est un pesant fardeau ;
Le moindre vent qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau,
Vous oblige à baisser la tête,
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n’auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l’orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
Votre compassion, lui répondit l’arbuste,
Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci :
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables ;
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin.” Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le nord eût portés jusque là dans ses flancs.
L’arbre tient bon ; le roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.

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Le Lièvre et la Tortue
Le Lièvre et la Tortue
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Rien ne sert de courir ; il faut partir à point :
Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.
“Gageons, dit celle ci, que vous n’atteindrez point
Sitôt que moi ce but. Sitôt ? Etes vous sage ?
Repartit l’animal léger :
Ma commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d’ellébore.
Sage ou non, je parie encore.”
Ainsi fut fait ; et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire,
Ni de quel juge l’on convint.
Notre lièvre n’avait que quatre pas à faire,
J’entends de ceux qu’il fait lorsque, prêt d’être atteint,
Il s’éloigne des chiens, les renvoie aux calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir et pour écouter
D’où vient le vent, il laisse la tortue
Aller son train de sénateur.
Elle part, elle s’évertue,
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu’il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s’amuse à toute autre chose
Qu’à la gageure. A la fin, quand il vit
Que l’autre touchait presque au bout de la carrière,
Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit
Furent vains : la tortue arriva la première.
“Eh bien ! lui cria t elle, avais je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi l’emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?”

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Le Rat de ville et le Rat des champs
Le Rat de ville et le Rat des champs
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Autrefois le rat de ville
Invita le rat des champs,
D’une façon fort civile,
A des reliefs d’ortolans.

Sur un tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.

Le régal fut fort honnête :
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu’un troubla la fête
Pendant qu’ils étaient en train.

A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit :
Le rat de ville détale ;
Son camarade le suit.

Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le citadin de dire :
“Achevons tout notre rôt.

– C’est assez, dit le rustique ;
Demain vous viendrez chez moi.
Ce n’est pas que je me pique
De tous vos festins de roi ;

Mais rien ne vient m’interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc. Fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre !”

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Le Corbeau et le Renard
Le Corbeau et le Renard
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
“Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois.”
A ces mots le corbeau ne se sent plus de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le renard s’en saisit, et dit : “Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépends de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.”
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

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Le pot de terre et le pot de fer
Le pot de terre et le pot de fer
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Le pot de fer proposa
Au pot de terre un voyage.
Celui ci s’en excusa,
Disant qu’il ferait que sage
De garder le coin du feu,
Car il lui fallait si peu,
Si peu, que la moindre chose
De son débris serait cause :
Il n’en reviendrait morceau.
“Pour vous, dit il, dont la peau
Est plus dure que la mienne,
Je ne vois rien qui vous tienne.
Nous vous mettrons à couvert,
Repartit le pot de fer :
Si quelque matière dure
Vous menace d’aventure,
Entre deux je passerai,
Et du coup vous sauverai.”
Cette offre le persuade.
Pot de fer son camarade
Se met droit à ses côtés.
Mes gens s’en vont à trois pieds,
Clopin clopant comme ils peuvent,
L’un contre l’autre jetés
Au moindre hoquet qu’ils treuvent.
Le pot de terre en souffre ; il n’eut pas fait cent pas
Que par son compagnon il fut mis en éclats,
Sans qu’il eût lieu de se plaindre.

Ne nous associons qu’avecque nos égaux,
Ou bien il nous faudra craindre
Le destin d’un de ces pots.

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La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf
La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Une grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaille,
Pour égaler l’animal en grosseur,
Disant : “Regardez bien, ma sœur ;
Est ce assez ? dites moi ; n’y suis je point encore ?
Nenni. M’y voici donc ? Point du tout. M’y voilà ?
– Vous n’en approchez point.” La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva.

Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.

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La Mort et le Bûcheron
La Mort et le Bûcheron
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Un pauvre Bûcheron, tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n’en pouvant plus d’effort et de douleur
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
“Quel plaisir a-t il eu depuis qu’il est au monde ?
En est il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos.”
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
Le créancier, et la corvée
Lui font d’un malheureux la peinture achevée.
Il appelle la Mort. Elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu’il faut faire.
“C’est, dit il, afin de m’aider
A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.”

Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d’où nous sommes :
Plutôt souffrir que mourir,
C’est la devise des hommes.

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La Poule aux œufs d'or
La Poule aux œufs d’or
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

L’avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la poule, à ce que dit la fable,
Pondait tous les jours un œuf d’or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor :
Il la tua, l’ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S’étant lui même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches !
Pendant ces derniers temps, combien en a t on vus,
Qui du soir au matin sont pauvres devenus,
Pour vouloir trop tôt être riches !

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Le Loup et la Cigogne
Le Loup et la Cigogne
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Les loups mangent gloutonnement.
Un loup donc étant de frairie
Se pressa, dit on, tellement
Qu’il en pensa perdre la vie :
Un os lui demeura bien avant au gosier.
De bonheur pour ce loup, qui ne pouvait crier,
Près de là passe une cigogne.
Il lui fait signe ; elle accourt.
Voilà l’opératrice aussitôt en besogne.
Elle retira l’os ; puis, pour un si bon tour,
Elle demanda son salaire.
“Votre salaire ? dit le loup :
Vous riez, ma bonne commère !
Quoi ? ce n’est pas encor beaucoup
D’avoir de mon gosier retiré votre cou ?
Allez, vous êtes une ingrate :
Ne tombez jamais sous ma patte.”

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Le Laboureur et ses Enfants
Le Laboureur et ses Enfants
Paroles : Jean de La Fontaine – Musique : Anny et Jean-Marc Versini

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
“Gardez vous, leur dit il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’oût :
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.”
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout : si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor.

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Monsieur Jean de La Fontaine
Monsieur Jean de La Fontaine
Paroles et musique : Anny et Jean-Marc Versini

R : Monsieur Jean de La Fontaine,
Ce refrain est une aubaine
De vous rendre un simple hommage
Sans vous en faire un fromage.

1. Vos histoires et vos fables
Sont toujours dans nos cartables ;
Du corbeau au laboureur,
Nous les connaissons par cœur !

2. Que de ruses dénoncées
De pots au lait renversés ;
Autant de jolies façons
De nous faire la leçon !

3. Vous parlez si bien en vers,
Usant de mille travers,
Images et métaphores,
Pour la raison du plus fort !

4. A travers vos animaux,
Vous osez dire tout haut
Tout ce qui se dit tout bas
Chacun s’y reconnaîtra !

5. Pour vous tirer révérence,
Et c’est juste récompense,
Nous avons mis en musique
Vos plus fameuses répliques.